Margaret Atwood, La femme comestible - FIN

Alors que le roman avait commencé à la première personne, la deuxième partie est racontée à la troisième: Marian commence à se déposséder d'elle-même, sa vie est profondément bousculée: elle doit quitter son emploi suite au changement de sa situation maritale, commence à douter de sa relation avec Peter, ne comprend plus sa colocataire excentrique, et finit dans les bras de Duncan. Elle refuse en fait les responsabilités, décide de se laisser porter, mais au lieu de ça, se laisse "bouffer" par sa situation de femme. Et cela se manifeste concrètement par une impossibilité à s'alimenter. D'abord, c'est la viande qui ne passe plus, mais plus le temps passe, plus la liste des aliments acceptés par son organisme se raccourcit.

            Le lecteur aura en général un peu de mal à suivre le personnage de Marian, en particulier dans cette partie: ses actions loufoques aux portes de l'absurde ont beau faire sourire, on a du mal à percevoir leur sens et l'origine de son mal-être psychique. Lors d'une soirée, elle décide par exemple de s'allonger sous un lit pour rechercher la fraicheur, puis finit par s'enfuir en courant.

Si le côté symbolique est bien sûr explicite - la volonté de fuir une nouvelle situation à laquelle Marian ne parvient pas à s'adapter-, Margaret Atwood semble oublier que son lecteur n'est pas son narrateur, et il nous manque donc au final quelques éléments pour comprendre Marian.

Margaret Atwood, La femme comestible - FIN
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